L’enfant du pays aux multiples facettes

C’est un nom qui se murmure de plus en plus dans le Biterrois… Thierry Mathieu… Ils sont de plus en plus nombreux à parler de lui. On le voit se balader aux halles, sur les berges du canal pour donner un coup de main à une association environnementale ou à la fête de la Sainte Aphrodise. Pourtant, en dehors de sa fonction publique de Directeur de la CAF de l’Hérault, peu de gens connaissent vraiment ce biterrois dans l’âme !
Mais qui est donc Thierry Mathieu ?

Thierry Mathieu c’est l’enfant du pays. Il est né à Béziers, « à la mutualiste » aime-t-il préciser. « J’ai toujours été tourné vers Béziers même si j’habitais à Servian, j’y ai fait du karaté, ai appris clarinette au conservatoire pendant 7 ans ! Ado, j’ai vendu ma clarinette pour acheter un 103 sport… Ce qui n’a pas fait plaisir à mon père. » Les parents de Thierry étaient enseignants. Tous les week-ends et c’est important pour lui, il était à Saint-Geniès-de-Fontedy, chez sa grand-mère. « Une personne déterminante et importante pour ma construction. J’ai toujours été très village, les bistrots, les petits viticulteurs autour de Béziers, le patois que j’ai appris avec ma grand-mère… C’est elle qui a eu le plus d’influence sur moi, c’était quelqu’un de très simple. J’ai encore de la famille là-bas qui a des vignes et à Béziers aussi. Ma mère est issue d’une famille de paysans. Mon père a un parcours, plus classique, fan d’opéra, de musique classique. » C’est ce qui explique que Thierry Mathieu est aussi à l’aise à un concert de jazz, à un spectacle de théâtre que les mains dans la terre, à parler le patois ou face à une ministre ou devant un comité de directeurs de la Caf. À 12 ans, Thierry Mathieu a vu des centaines d’opéras, il est fan de bel canto : « Je prenais le bus avec ma mère, direction Montpellier, Marseille ou Aix ! ». Il a aussi fait 5 ans d’art martiaux, ce qui l’aide à garder calme, patience, discipline et maîtrise de soi.

Il a la réputation d’être un énorme travailleur et ce n’est pas qu’une légende. Il a commencé en tant qu’étudiant à donner des cours de math « pour gagner mon argent et être indépendant ». Manœuvre-maçon à 16 et 17 ans l’été, il enchaîne à 18 ans comme plongeur dans un restaurant de 300 couverts à temps plein les étés suivants avant de devenir serveur au fil des saisons dans un bar à Valras. « La dernière fois au rugby, à la Méditerranée, c’est moi qui ai préparé les cafés. » 

Il obtient son Bac C au Lycée Jean-Moulin, va à la fac à Montpellier, prend des cours d’anglais pour améliorer son niveau et décroche sa bourse pour partir en Angleterre ! Quand Thierry Mathieu se fixe un objectif, il l’atteint. Il passe le concours de directeur de la sécurité sociale (EN3S) qu’il réussit. Il enchaine avec succès les défis qu’il se lance, parfois sur des coups de tête, comme lorsqu’il se présente par hasard comme délégué de classe et est élu.

Thierry Mathieu continue de faire de cette valeur travail un guide. Et quand ce n’est pas au bénéfice des usagers de la Caf, c’est pour le cercle de réflexion pour Béziers qu’il a fondé en début d’année. « Toute ma famille est dans le Biterrois, dans la viticulture. On est issu d’un milieu populaire, on est des gens modestes. J’ai grandi avec une valeur forte, l’humilité et j’ai réussi parce que je travaille. » Il réunit son cercle régulièrement autour de commissions thématiques comme la sécurité, la jeunesse, la culture, le sport, l’habitat, l’intermodalité, etc : tous les thèmes chers aux habitants de la ville de Béziers y sont abordés. « Ce cercle, c’est un catalyseur d’idées, d’expériences et d’énergie. Il fédère toutes les volontés.  Vous y trouvez des citoyens, des habitants de la ville. Ils ont des tendances politiques différentes et se rassemblent sur un seul objectif : faire rayonner à nouveau Béziers. Il y a des jeunes, des plus âgés, des acteurs économiques de premier plan, des acteurs associatifs ».

Depuis son lancement,  il arpente avec les membres du cercle, la ville de Béziers et ses quartiers sans relâche.

Sportif, fan de rugby, pratiquant la course, l’œil rieur avec de l’humour à revendre, souriant, Thierry Mathieu est à l’écoute des personnes qui l’entourent. Il aime le cinéma, les vieux films, n’aime pas que l’on parle de ses talents d’imitation, il aime lire des romans, des essais et un de ses livres favoris est Cyrano de Bergerac.

La question que tout le monde lui pose, Thierry Mathieu candidat ? il répond que ce n’est pas encore à l’ordre du jour. « Ce qui m’importe c’est de trouver des solutions pour que les entreprises s’installent à Béziers et que les personnes sans emploi actuellement retrouvent le chemin du travail parce qu’on les aura accompagnées et formées. » Il œuvre donc avec le cercle de réflexion pour redonner à Béziers ses lettres de noblesse. « C’est un territoire avec du potentiel. Béziers a besoin de s’ouvrir pour se développer. Vous savez Béziers, c’est la ville où je me promenais durant ma jeunesse, où je sortais dans ce bar l’Oeil, où je faisais du sport. Vous n’oubliez jamais vos racines. Ma grand-mère est enterrée pas loin d’ici… C’est pour sauvegarder un peu de ce qu’elle me racontait de Béziers, enfant, que je m’engage. »

Beaucoup pensent que le territoire de Béziers est déjà gagné, mais rien n’est jamais acquis. Thierry Mathieu aime les Biterrois, il a ses amis ici, des souvenirs et les gens le lui rendent bien. Nous repensons en le quittant à une tirade de ce personnage qu’il aime beaucoup, Cyrano de Bergerac :

« Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès ! 

Non ! non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile ! »

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