Municipales de Béziers : les partis s’activent ! 4ème partie

A un peu plus d’un an des élections municipales de 2020, la ville de Béziers commence à bouger. D’abord de manière invisible, mais bientôt au su et au vu de tous, les forces politiques vont se mettre en ordre de marche, tenter de se faire entendre, de convaincre les Biterrois pour faire bouger les lignes et organiser, en leur nom, la vie de la cité. Ces forces, elles sont nombreuses. L’Agora du Biterrois est allée à leur rencontre pour vous les présenter. Voici la quatrième partie de ce petit tour d’horizon des partis et des forces en présence.

Nous reviendrons dans nos prochains numéros sur les mouvements de fond qui agitent la ville à la veille des municipales de 2020.

En Marche, en principale force d’opposition sur la ville de Béziers

 Jérôme Toulza, 46 ans, est depuis 2019 responsable départemental du parti présidentiel.

A Béziers, La République en Marche essaie de se positionner comme la principale force d’opposition au maire de Béziers et au RN.

 Quel est votre parcours personnel ?

J’ai 46 ans, je suis né à Béziers où j’ai passé toute ma scolarité. Après des études de droit, j’ai été nommé fonctionnaire de police. Entre 1998 et 2002, j’ai travaillé en région parisienne avant de revenir en biterrois. Ma famille est très impliquée dans la vie locale, mon grand-père et surtout mon père étaient engagés au PS puis au PRG.

De quand date votre premier souvenir politique national et local ?

J’étais encore enfant, l’élection de Mitterrand en 1981 puis sa réélection m’ont marqué. Au niveau local, je pense à l’élection du socialiste Alain Barrau à la mairie, en 1989. Mon père, Roger Toulza, faisait partie de la liste victorieuse.

Mon premier engagement politique a été assez bref. Je suis devenu responsable local du PRG. Mais le fonctionnement ne me convenait pas, c’est un parti d’élus, avec peu de militants.

Quand et pourquoi avoir rejoint « En Marche » ?

J’ai adhéré à ce mouvement dès sa création, à l’automne 2016. Je me retrouve dans les valeurs d’Emmanuel Macron. Je me situe au centre-gauche proche des idées de Dominique Strauss Kahn ou de Jacques Delors. « En Marche » est le seul parti ouvertement pro-européen, cela correspond à mes valeurs.

A Béziers, « En Marche » compte près de 250 adhérents issus de tous milieux sociaux-professionnels et pour beaucoup, sans passé de militant.

Quelle sera l’attitude de votre parti lors de prochaines élections municipales ?

Pour les communes de plus de 9 000 habitants, c’est la commission d’investiture nationale du mouvement qui doit se prononcer sur le nom du candidat qui sera soutenu ou désigné.

Pour Béziers, le mouvement s’engagera avec le candidat progressiste le plus rassembleur, celui qui sera en capacité de fédérer un maximum de courants de pensées, d’unir les Biterrois d’horizons différents qui ont vraiment envie que ça change.

C’est au mois de juin que la décision sera prise. J’ai mon idée sur la personnalité qui correspond à ce profil, mais dans mon rôle de référent départemental, je me dois d’être impartial, à Béziers comme ailleurs. Mais dès que le candidat sera désigné, tous les marcheurs seront à ses côtés.

Quel jugement portez-vous sur le mandat de l’actuel maire de Béziers ?

Il a réussi à copier le modèle de Bompard à Orange. Sa politique se concentre sur l’hyper centre au détriment des quartiers périphériques. Des façades sont refaites, une place a été réaménagée, et il réussit à s’approprier ces réalisations avec une communication bien rodée. Mais, cela ne change en rien le quotidien des Biterrois. Il a su créer un sentiment de sécurité en augmentant les effectifs de la police municipale et en décuplant leur présence surtout en cœur de ville. Mais les chiffres et la réalité sont tout autre. Sur le plan économique et social, c’est un échec complet. Le maire n’a pas réussi à redresser la situation. Il y a toujours de nombreux commerces qui ferment et le taux de chômage reste le double de la moyenne nationale et ne baisse pas.

Les Républicains cherchent un chemin

Henri Gas est délégué du parti Les Républicains sur la 6ème circonscription de l’Hérault qui compte environ 400 adhérents. Il a été réélu en octobre 2018 avec 70,25% des suffrages exprimés avec une participation dépassant les 75%. Au sein des républicains, tout le monde n’est pas sur la même ligne.

Quel est votre parcours professionnel et politique ?

Je suis commerçant sur Béziers depuis que j’ai 22 ans. J’ai toujours été intéressé par la politique, mais je n’ai pas voulu m’investir avant la retraite ; j’avais des clients de tous bords je ne pouvais pas faire de jaloux ! Je me suis engagé en 2014 sur la liste d’Elie Aboud puis j’ai été candidat en 2015 aux départementales sur le canton de Béziers I (ancien canton Béziers IV qui englobe La Devèze et plusieurs villages du littoral).

Comment expliquez-vous la défaite d’Elie Aboud en 2014 ?

L’usure de l’équipe, peut-être. Raymond Couderc a développé Béziers. Il a fait énormément pour la ville. Parfois, les Biterrois ont la mémoire courte. Lors de la campagne d’Elie Aboud, nous n’avons pas assez défendu notre bilan.

A un an des municipales, Les Républicains semblent divisés. Quel candidat allez-vous soutenir ?

Quelques-uns se rêvent candidats. Ils font parfois passer leur ego avant le développement du territoire biterrois qui dispose d’atouts exceptionnels : deux autoroutes, trois ports, un aéroport. Dynamiser ce territoire sera une de nos priorités. Il faut aller chercher des financements extérieurs, s’ouvrir. Laurent Wauquiez a été très clair : notre famille politique ne rejoindra aucune liste pilotée par un militant politique d’une autre formation.

Dans un contexte de désaffection croissante envers les partis politiques, quelle est la situation des Républicains sur le biterrois ?

Nous sommes la 1ère circonscription de l’Hérault en nombre d’adhérents et de jeunes militants. Elie Aboud a réalisé 18% aux législatives de 2017. Bien qu’éliminé au premier tour, il a réalisé le meilleur score de la droite dans l’Hérault. C’est la preuve qu’il y a une base fidèle à la droite républicaine sur le biterrois. Nous avons l’objectif d’atteindre les 1 000 adhérents sur la circonscription dans les prochaines années.

Quels sont les points positifs et négatifs de la politique du maire actuel de Béziers ?

C’est un très grand communicant qui veut plaire. Il lui manque une vision à long terme du territoire pour aller plus loin.

Marie-Pierre AMBLAT, jeune femme biterroise, enseignante dans le secondaire en Histoire-Géographie, est membre des républicains.

Si on devait vous décrire, je dirais que vous êtes une femme d’engagement. Quel est votre parcours professionnel et politique Marie-Pierre Amblat ?

Je suis professeur d’Histoire – Géographie. Mon premier engagement a été comme présidente de l’association d’étudiants Iliade à Béziers, pour la chose publique. C’est un combat mené pour sauver la faculté. C’est positif de s’investir pour les autres, de continuer son engagement auprès des autres.

Les municipales de 2020 arrivent à grand pas, êtes-vous déjà engagée auprès d’un candidat ?

J’ai choisi de m’investir auprès de Thierry Mathieu pour les prochaines municipales. Il est au-dessus des clivages politiques, c’est le seul capable de fédérer de porter un projet et qui a une énergie différente. Il peut conduire à la ville, lutter contre la démagogie des dernières élections.

Quelle est votre famille politique à Béziers ?

Je suis membre des républicains depuis 4 ans. C’est bien de s’investir pour des valeurs, des convictions. Pour mettre en œuvre les valeurs humaines et républicaines. Je suis membre du comité de la 6è circonscription.

Que pensez-vous du Maire actuel ?

On a aujourd’hui à la tête d’un exécutif, un maire qui dit ce que les biterrois veulent entendre pour leur faire plaisir. Il a créé à grand renfort de communication, un sentiment d’insécurité. Contrairement à lui, nous devons passer à une action durable, instaurer de la pédagogie, de la sécurité avec clarté et respect. Lutter et faire de la pédagogie un contre-pouvoir à la démagogie.

C’est une thématique importante pour la ville, let thème de la sécurité et c’est pourquoi j’anime le cercle de réflexion pour Béziers. Il est important de rapprocher les gens : les habitants et les forces de l’ordre ne doivent faire qu’un. Cela doit nous permettre de vivre paisiblement et en sérénité.

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