A la Marjolaine, on revendique la bonne franquette traditionnelle

Derrière la Marjolaine, se cache un restaurant typique de Béziers. Fin 2014, deux amis se sont décidés de racheter l’ancien Lou Manol et de lui redonner son nom d’origine, celui du premier café du quartier des arènes : la Marjolaine. Les désormais associés Loïc Martinez et Olivier Rouzier travaillaient déjà ensemble depuis trois ans en gérance du restaurant du golf Saint-Thomas. « Je suis dans la restauration depuis dix ans, explique Loïc. Nous voulions un commerce sur Béziers. » Le binôme a d’abord pensé donner un nom à tendance occitane à leur nouvel établissement. En optant finalement pour le nom d’origine, qui évoque naturellement la plante méditerranéenne, ils sont tombés juste car nombre de Biterrois se souviennent du premier établissement.

Les deux associés ont voulu recréer un restaurant typique, d’antan. Le bar est un vrai zinc, la décoration en papier peint atypique et les lustres faits en bocaux en verre. Sur une première ardoise, on trouve la formule avec deux entrées, trois plats et deux desserts alors qu’une autre fait office de carte. Les plats traditionnels côtoient les incontournables de nos jours. « Nous avons essayé d’être bistrot brasseur, nous aimons les plats de grands-mères, cuisinons des mets de saisons, les trois quarts de nos fournisseurs sont locaux et 90% de nos produits sont frais », revendique Loïc.  Un des plats qui fait le plus fureur est pourtant le hamburgé, volontairement francisé. Un autre porte le nom original de coquill’otto, un risotto version coquillettes à la truffe. Le camembert pané, l’os à la moelle, le pied de cochon,  le velouté de champignon ou le tatin de pommes du Caroux complètent la carte.

Le chef cuisinier Anthony Ascensio et son second, Kévin, font tout maison. Le soir, le restaurant se transforme en buvette dînette, pour boire un verre de vin à choisir parmi trente-cinq références de l’Hérault, de l’Aude et parfois des Pyrénées-Orientales, accompagné d’un plateau de charcuterie ou de fromages à partager. Les deux associés insufflent une ambiance chaleureuse. Le midi, Loïc, 36 ans, s’occupe de la salle du haut, plus calme que celle du bas, animée par Olivier, 45 ans. Tous les jours, une quarantaine de couverts sont servis. En tout, trois personnes travaillent pour les deux amis et ils cherchent un apprenti pour la salle. Il sera accueilli avec un tee-shirt tricolore floqué du slogan de la Marjolaine : la bonne franquette !

La Marjolaine buvette, dînette, restaurant

43 avenue Claparède (devant la piscine)

Ouvert le midi du lundi au vendredi et le soir du jeune au samedi

04 67 39 69 21.

 

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