Nathalie Boisjot : la coach qui accompagne le changement

La voix de Nathalie Boisjot est douce et dynamique, engageante et assurée, on la perçoit immédiatement à l’écoute, attentive à nos questions.

D’origine lyonnaise, elle a beaucoup voyagé en France et en Europe pour ses activités professionnelles. « J’ai commencé par des études de droit et de ressources humaines qui m’ont emmené chez Danone, d’abord dans le domaine du verre puis en tant que Directrice des relations sociales ». C’est grâce à cette expérience qu’elle a eu un coup de cœur pour Béziers, il y a 21 ans : elle y a construit l’usine BSN Glasspack (OI), société de production de bouteilles en verre (plus d’un million de bouteilles chaque jour). Avec l’accord des architectes des bâtiments de France, elle y a même développé un volet paysager exceptionnel, toujours visible. Ce dynamisme, cette volonté, cette détermination, Nathalie les a toujours portés : « j’ai envie de réaliser, de concrétiser des choses, de porter de projets, de donner les moyens aux autres d’avancer. Donc, j’ai très vite été identifiée pour prendre des postes à responsabilité avec les contraintes que ça impliquait et les sacrifices liés, notamment la mobilité avec deux enfants, les horaires, et l’investissement sans compter.»

Nathalie transforme tout ce qu’elle entreprend en succès. Elle a également travaillé 5 ans pour O-I, à Lausanne en tant que Directrice du développement des organisations. Puis, en 2010, elle devient consultante et accompagne, dans ce cadre, les Vignerons du pays d’Ensérune.

« J’aime construire sur la durée et transmettre, c’est fondamental »

« On m’a demandé de réfléchir sur la gouvernance de la coopérative, puis on m’a fait la proposition de devenir la Directrice Générale de VPE. J’ai un goût très fort pour les relations, les choses qu’on accomplit, pour les projets ambitieux. VPE avait cette demande. » Travailler pour une coopérative était aussi un nouveau challenge : « c‘est un retour à la terre, au monde agricole et viticole en pleine mutation actuellement, du fait du changement climatique et des attentes sociétales. » La cave est devenue très performante et innovante dans le domaine du vin : « on a très tôt vu les enjeux environnementaux et un travail a été mis en place depuis 2011 avec l’Agence de l’eau : comment réduit-on en particulier les herbicides et maintenant les pesticides ? Le travail se fait avec les coopérateurs, et intégre également la modernisation de l’outil de production avec comme résultat un bon positionnement sur les marchés mondiaux. »

Depuis deux ans, Nathalie s’est réorientée vers le métier de coach: « C’est venu naturellement, je suis passée d’une posture de consultante où je proposais des solutions clés en main, où je calquais mes solutions, à de l’accompagnement où chacun trouve ses propres solutions pour se révéler. Ça donne plus de puissances aux solutions quand c’est l’équipe ou la personne  qui les construisent, lorsqu’elles leur appartiennent. »

Elle se forme, passe un Master, se certifie. Mais sa qualité première demeure dans cette volonté d’accueillir de manière inconditionnelle les personnes qui lui font confiance, de se mettre au service des autres sans jugement.

Nous finissons l’interview, le regard rempli d’admiration face à cette femme déterminée qui s’est bâtie une place dans le monde de l’entreprise très jeune, à la tête de grands groupes qui lui ont fait confiance, avec des pouvoirs de décisions notables, impliquée, patiente, et prévenante : « Ne m’admirez, pas, j’ai été éduqué par des parents qui ont eu la qualité de ne jamais faire de différence entre mon frère et moi. Il était évident que pour être autonome, je devais faire des études supérieures. Je ne me suis jamais posée la question de savoir si j’allais travailler ou pas, c’était une évidence : j’ai travaillé dès l’âge de 17 ans pour financer mes études, c’était le chemin vers l’indépendance. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *