Vendres : Jean-Pierre Pérez : « Nous avons l’ambition de construire un centre communal de santé à l’image de ce qui existe à Capestang ou à Sauvian. »

Jean-Pierre Perez est le maire de Vendres, commune littorale de 2700 habitants située à 10km de Béziers. Adjoint depuis 1995, il devient maire à la suite du décès de l’édile socialiste Claude Arnal en 2006. Elu en 2008, il est réélu dès le premier tour en 2014 dans un contexte local et national  pourtant défavorable à la gauche. Il a annoncé tout récemment son intention de briguer un troisième mandat.

Agora du biterrois : Pouvez-vous revenir sur le parcours politique et professionnel qui vous a mené à la tête de la mairie de Vendres ?

Jean-Pierre Perez : De part mon métier de cheminot que j’ai commencé très jeune, j’ai de suite été en contact avec le monde du travail et le syndicalisme. Mon intérêt pour la politique a commencé à ce moment là. Puis, j’ai eu envie et la possibilité de m’engager plus fortement. En 1985 je suis arrivé à Vendres. J’étais impliqué dans diverses associations. Des amis sont venus me chercher et j’ai été élu au conseil municipal de Vendres en 1995 alors dirigé par le communiste Guy Diaz. Je suis devenu premier adjoint du maire socialiste Claude Arnal entre 2001 et 2006. A Vendres, l’union de la gauche existe depuis 1977 ! Suite au décès de Claude, j’ai été élu maire par le conseil municipal. Vendres a toujours été un village combatif avec une forte tradition de gauche.

Après plus de deux mandats, quelles sont les réalisations dont vous vous sentez le plus fier ?

L’extension de la maison de retraite en cœur de ville a été une réalisation particulièrement importante pour les Vendrois. Ce sont des projets qui prennent plusieurs années. On a lancé cette idée dès 1995 avec pour objectif de conserver un lien intergénérationnel dans le village.  L’extension s’est terminée en 2016. Par ailleurs, nous avons crée une école maternelle à la sortie du village. Puis une crèche.

Comment se porte le port du Chichoulet ?

Très bien. Il répond aux attentes. Le département a investi 12 millions euros. C’est un port économique avec une activité conchylicole et une activité de plaisance. Pour les autres projets de développement nous sommes contraints par la loi littorale. Nous sommes arrivés au bout du bout.

A terme la fusion entre l’agglo Béziers méditerranée et la Domitienne est-elle inévitable ?

La présence de Ménard m’encourage à ne pas me marier.  Il faut revenir sur ces mariages forcés. Vous savez quand vous êtes à Vendres vous êtes loin de Cazouls. Ce ne sont pas les mêmes problématiques Il faut rester au plus près de la population. La proximité c’est très important. Il ne faut pas nous enlever des compétences et des moyens. Nous avons alerté sur la crise des gilets jaunes mais nous n’avons pas été entendus. A Vendres, nous avons développé une méthode participative, une écoute la population. Tous les projets sont présentés aux citoyens.

Quels sont les défis que Vendres doit relever dans les prochaines décennies ?

Il faut finaliser nos réalisations. Une salle polyvalente doit sortir de terre. C’est une attente de la population. L’ancienne a été fermée car devenue dangereuse. Nous devons également permettre à des jeunes de pouvoir s’installer. Au sein du lotissement communal, nous avons l’ambition de construire un centre communal de santé à l’image de ce qui existe à Capestang ou à Sauvian.

Comment voyez-vous la prochaine échéance électorale ?  Il semblerait que vous n’ayez pas d’opposants encore déclarés. Vous vous dirigez donc vers une élection dans un fauteuil ?

Historiquement nous avons  toujours eu des opposants. Mais on sent la population satisfaite.

 

Richard Vassakos, historien et  professeur d’histoire au lycée Marc Bloch de Sérignan est adjoint  en charge du patrimoine et du tourisme.  Il rebondit sur la question des défis futurs que Vendres, aura à affronter notamment le projet autour du domaine de Castelnau.

Richard Vassakos : Le domaine de Castelnau a été acheté par le conservatoire du littoral mais il ne fait pas partie de ses missions que de le conserver. Il a remis à la vente le bâtiment ainsi que les nombreux hectares de terres. La vente se déroulera en avril-mai 2019. Nous soutenons un projet de reprise qui vient d’en bas, avec la participation de nombreux agriculteurs, éleveurs, apiculteurs, conchyliculteurs tous engagés en faveur d’une agriculture biologique basée sur des circuits courts.  Ce projet permettra de mettre fin à la déprise de ce territoire. Il va dans le sens de la transition écologique, grand défi du XXIe siècle. Il a également une ambition économique et sociale puisque 15 emplois environ seront à terme créés. Le partenaire de ce projet, Terre de Liens, ferait l’achat du domaine et rétrocèderait sous forme de baux la terre aux agriculteurs. Nous avons bon espoir de l’emporter car nous sommes soutenus par toutes les collectivités (Agglomération, Région, Département). Kleber Mesquida et Carole Delga se sont exprimés publiquement pour appuyer notre projet.

Une pensée sur “Vendres : Jean-Pierre Pérez : « Nous avons l’ambition de construire un centre communal de santé à l’image de ce qui existe à Capestang ou à Sauvian. »

  • 4 mars 2019 à 12 h 15 min
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    dans l’article du 20fev 2019 V ENDRES je relève une erreur dans le texte écrit » MR J P PEREZ adjoint du maire socialiste MR Claude ARNAL « ,il faut rectifier svp il s’agissait de MR MAURICE ARNAL maire décédé en exercice.
    Je souhaiterai un rectificatif de la part de vos services dans le numéro suivant de l’agora; je me permet de faire cette demande en tant que citoyenne de cette commune et veuve de Mr Maurice Arnal;
    J’ose espérer une rectification de cette erreur quelque peu inadmissible de la part de l’édile actuel en poste dans la commune vendroisej’ose croire que c’est une erreur d’investigation du journaliste accrédité ce service; Merci de prendre en compte ma demande.
    Avec mes meilleures salutations.ME SUZANNE ARNAL

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