Thierry Mathieu réunit un cercle de réflexion historique pour “faire bouger Béziers”

Béziers. L’homme issu de la société civile entre dans la danse des municipales avec une entité politique nouvelle. Et compte bien faire bouger les lignes avec un projet inédit et collaboratif.

L’exercice n’était pas simple. Surtout lorsque l’on est néophyte dans le mundillo politique. Et pourtant, Thierry Mathieu, 46 ans, a relevé le défi. Celui, historique pour Béziers, de réunir dans une même salle ce mercredi 13 février, plus de 130 personnes, toutes porteuses de sensibilités politiques parfois idéologiquement  opposées. Des personnes issues d’horizons divers, du monde de l’entreprise au tissu associatif en passant par des jeunes investis dans leur ville ou d’autres curieux. Curieux, car oui, le projet est… hybride.

Ambiance lounge. Lumières tamisées. En mode stand up, Thierry Mathieu déroule son parcours. Il évoque cette « fierté biterroise » qui ne l’a « jamais quitté » même lorsqu’il travaillait à Paris. Et puis, cette « idée fixe de « revenir à [ses] racines » et  changer les choses », avec la « valeur travail ». D’aucuns l’ont dissuadé de « s’embringuer » dans cette « galère ». « Tu t’attaques à beaucoup trop gros, les gens, ça leur plaît le buzz », a-t-il entendu. Certes. Mais rien n’est joué d’avance. « Le potentiel est là. Et j’ai envie de me bouger pour cette ville », rétorque-t-il.

Thierry Mathieu monte donc sur le ring avec le cercle de réflexion « Pour Béziers ». Tout reste à construire. Taux de chômage et de pauvreté records, « et je suis bien placé dans mes fonctions de directeur de la CAF de l’Hérault pour le voir ». Oui, les indicateurs sont au rouge mais sa « meilleure arme pour combattre ça, c’est le développement économique ».  L’économie, d’accord. L’emploi, aussi. Mais quid des habitants au quotidien ? « On n’attire pas les entreprises qu’avec des arguments économiques, répond l’homme en jean. Les Biterrois ont vocation à s’épanouir. Le sport, la culture et le bénévolat sont des facteurs d’émancipation. L’éducation, qu’il faut remettre au centre, également. ». Et dans le concret alors ? « Lorsqu’elles posent leurs valises ici, les familles ont besoin de crèches, d’écoles, de loisirs, d’un accompagnement de la petite enfance à la fin de vie. »

« Aro que fazen » ?

Ses pistes ? Miser sur « le tourisme, la viticulture, l’industrie et les services ». Le quadra veut faire de Béziers une ville « dynamique et prospère », la « sortir de son isolement ». Et pour ça, il faut a « faire un travail de fond », avec une « audace » autre que celle de « mettre des crottes de chiens sur des affiches »… D’où le cercle de réflexion. Avec une structure associative pour « écouter, découper les problèmes et mener une approche de terrain par quartier ». Des référents planchent déjà sur six grands thèmes : développement économique/emploi, pacte républicain, logement, solidarités, émancipation, qualité de vie. Des référents issus de la société civile pour moitié et, pour l’autre, du PS, des Républicains et de LREM, avec la parité hommes/femmes et jeunes/expérimentés. Ils se réunissent tous les 15 jours et attendent désormais que d’autres les rejoignent pour coucher sur le papier un  « projet solide, partagé ». Et « rassembler », enfin, les Biterrois. Il n’y a plus qu’à…

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