ASBH : La quête d’une groupe pour la qualification

Après les deux tiers du championnat de ProD2, l’ASBH est en bonne posture pour se qualifier en phases finales. Et malgré quelques vents contraires, sa confiance n’est pas entachée.

Béziers confirme et s’affirme un peu plus à chaque sortie ces dernières semaines. Finis les déplacements desquels les Biterrois rentraient les valises pleines en début de saison. Désormais, l’ASBH s’impose… et en impose. Personne n’a oublié l’inattendu succès à Biarritz, au début du mois de décembre (21-23), ou celui à l’orgueil décroché du côté de Montauban pour terminer sereinement 2018 (18-20). Couplez à cela une invincibilité dans un stade de la Méditerranée où tous les ténors sont venus se casser les dents face à l’autorité des joueurs de David Aucagne et David Gérard (Oyonnax, Bayonne, Nevers, Brive) et on obtient des Rouge et Bleu en bonne position (6e) pour s’offrir un peu de supplément en fin de saison avec un éventuel barrage.

Inquiétés par Vannes et Biarritz ?

L’ASBH est presque sur les mêmes standards que la saison dernière. A pareille époque, Béziers était à la 7e place avec 48 points, contre 49 aujourd’hui… ou plutôt 52 sportivement parlant. Le hic ? Le club s’est fait retirer 3 points par la DNACG, l’organisme de contrôle financier des clubs, pour « incohérence du budget actualisé communiqué à la DNACG en fin de saison 2017/2018 et pour absence de communication de la dégradation du résultat. ». L’affaire date du 20 décembre 2018. L’ASBH a immédiatement fait appel et a été auditionnée le 14 février. Un retrait qui, pour l’heure, n’a pas eu d’impact sur la course à la qualification. Seule ombre au tableau : sans ce retrait, Béziers reviendrait à hauteur de la 4e place et pourrait se mêler à la lutte pour disputer un barrage à domicile.

Rares arguments de combativité

Mais l’affaire est loin d’être acquise pour les Rouge et Bleu. Si ces derniers ont clairement les cartes en mains, David Gérard, l’entraineur des avants, se veut prudent : « Ce qui m’inquiète le plus, c’est de voir Vannes et Biarritz revenir. Le moindre faux pas, on va le payer cash. » Mais les Biterrois veulent revivre le frisson des phases finales, retrouvé en avril dernier du côté de Mont-de-Marsan. « On a envie de mener le plus loin possible cette aventure parce qu’elle peut être vraiment belle. Donc il va falloir se le gagner et se le peler », poursuit l’ancien deuxième ligne.

Et pour arriver à ses fins, l’ASBH peut compter sur sa force de caractère. Bien qu’ils ne pratiquent plus le jeu développé la saison dernière, les Biterrois n’en sont pas moins efficaces. Désormais, le jeu est axé sur la puissance de leurs avants et une solidité défensive à en écoeurer plus d’un (4e défense du championnat). David Gérard détaille : « C’est les hommes qui font marcher le système. Et s’il marche en ce moment, c’est qu’ils mettent des arguments de combativité et d’agressivité que pas beaucoup mettent. »

L’alchimie d’un groupe

Un entrain commun dû au caractère d’un groupe qui entend bien se montrer à sa juste valeur, des vieux briscards véritables leaders (Fernandes, Tuineau, Best, Barrère, Porical) à la jeunesse montante qui ne cesse d’épater au fil de ses prestations (Samaran, Wilkins, Hoarau, Douglas). Une alchimie que souhaitent conserver David Aucagne et David Gérard. En ce sens, plusieurs prolongations ont déjà été actées (Lafon, Fernandes, Marcopena, Best, Wilkins, Hoarau). Principal chantier à venir pour les coachs : la charnière. Malgré une nette progression ces dernières semaines, elle devra à nouveau repartir de (presque) zéro la saison prochaine : Charly Trussardi retournera à Clermont et Thibauld Suchier s’en va du côté de Perpignan. Reste pour le demi d’ouverture à partir sur une bonne note : celle d’emmener tout un peuple en phases finales, lui qui a repris goût depuis avril dernier…

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