Les raisons de la colère (des lycéens)

Au-delà du fait que les manifestations de  lycéen.ne.s à Béziers, comme ailleurs,  ont dégénéré, donnant lieu à un communiqué commun du syndicat des avocats de France (SAF), l’Union  nationale des lycéens (UNL), la fédération des parents d’élèves (FCPE) – Fédération syndicale unitaire (FSU) dénonçant des violences commises à l’encontre des lycéen.ne.s, quelles sont les raisons de leur colère ?  Réponse en 3 points précis.

La réforme du Bac

« Nous protestons contre la hausse des frais d’inscription pour les études supérieures. Nous réclamons une augmentation du montant des bourses d’études et nous sommes contre la réforme du bac qui s’appliquera en 2021 pour les élèves actuellement en seconde » détaille un élève de 1e.

Avec cette réforme, les élèves devront choisir trois spécialités d’enseignement. Le nouveau bac mettra fin aux séries S, L, et ES. Il faudra compter sur quatre épreuves principales, un grand oral et une importance accrue du contrôle continu. Or, les élèves de seconde ne savent pas encore quelles seront les spécialités proposées par leur établissement. « Les établissements les communiqueront a priori mi-janvier et les élèves auront deux mois pour émettre des vœux provisoires et devront faire un choix définitif en juin. Mais les douze spécialités prévues sur le plan national n’existeront pas dans tous les lycées. Dans certains d’entre eux, on sera plutôt à cinq spécialités. Les lycéen.ne.s seront parfois obligés de faire des kilomètres ou de changer d’établissement pour accéder à celles de leur choix. »

La loi orientation et réussite (ORE) qui a notamment abouti à la création de Parcoursup: la nouvelle plateforme d’accès aux études supérieures

Certes ce n’est plus le tirage au sort qui prévaut à l’entrée dans l’enseignement supérieur  mais selon la FCPE Parcoursup instaure « la sélection à l’entrée de l’université pour limiter l’échec en première année et déplacer le risque d’échec au lycée. Nous ne voyons pas la logique là-dedans, nous n’avions déjà pas vu en quoi la sélection était une réponse à l’échec, quand il aurait suffi d’investir dans le supérieur et de proposer de la remédiation.»

Le service national universel (SNU)

Il sera testé sur quelques centaines de jeunes volontaires dès le mois de juin, pour ensuite être appliqué à tous d’ici à 2026, mais il est ressorti du rapport remis par le groupe de travail sur la question au gouvernement qu’un quart des jeunes  souhaitent pas faire le SNU. Une revendication de plus donc.

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