ASB Foot : Gérard Rocquet : « Nous respectons notre tableau de marche !»

La saison passée, à l’issue d’un incroyable suspense lors de la dernière journée, le football biterrois retrouvait le football professionnel après avoir l’avoir quitté il y a plus de trente ans. Il est bon de rappeler que Béziers fut pendant longtemps une grande terre de football accédant même à la 1e division lors de la saison 1958. Les travées du vieux stade de Sauclières affichant complet se souviennent encore de fameux derbies contre Montpellier ou de victoires épiques contre l’Olympique de Marseille. Aujourd’hui, le club biterrois attaque la seconde partie du championnat de Ligue 2 à la 17e place, à un point du premier reléguable, Valenciennes. Après un mois de décembre très difficile avec quatre défaites de rang, la trêve hivernale et surtout son mercato sont arrivés à point nommé. L’Agora du Biterrois a rencontré le président Gérard Rocquet, celui qui a réussi le pari un peu fou de rendre au football biterrois ses lettres de noblesse.

Interview de Gérard Rocquet, président de l’ASB Foot

L’Agora du Biterrois : Je suppose que vous signeriez à la fin du championnat pour cette 17e place?

Gérard Rocquet : L’objectif du club est bien évidemment de se maintenir, mais nous pouvons nourrir des regrets. Je pense à la défaite contre Lorient à la dernière minute après avoir trois tapé trois fois sur les poteaux ou au match contre le R.C Lens avec cette incroyable occasion de but loupée. Nous pourrions avoir quatre ou cinq points de plus au classement. Nous affichons un total de 18 points à l’issu des matchs aller, on est dans les clous sur notre tableau de marche, le maintien se jouant autour des 38 points.Il faudra remporter au moins six victoires au cours des matchs retour.

Comment expliquez-vous les résultats pour le moins décevants de ce mois de décembre avec ses quatre défaites d’affilée?

Nous avons eu plusieurs joueurs blessés, nous avons dû adapter notre jeux et surtout notre défense qui avait l’habitude de jouer plus haut. Nous avons encore eu quelques défaillances au niveau offensif comme par exemple ce pénalty loupé contre Orléans.Nous travaillons sur un nouveau système de jeu tout en renforçant notre effectif.

Quelles sont les nouvelles recrues du club ?

Nous avons fait signer Julien Cétout qui est un milieu défensif très expérimenté avec plus de 300 matchs professionnels au compteur. Nous pourrons également compter sur le très jeune (18 ans) international togolais Kévin Denkey prêté par le Nimes Olympique jusqu’à la fin de la saison. Nous sommes toujours en contact avec plusieurs autres joueurs et essayons de conjuguer l’expérience nécessaire avec une plus grande fougue et une certaine insouciance. Mais il est très important que la nouvelle recrue s’adapte surtout à la mentalité de son nouveau club et de la région.

L’ASB peut-elle s’inscrire durablement dans le football professionnel avec un si petit budget (6M d’euros)?

Bien sûr, nous sommes très loin des budgets des clubs du haut du panier qui s’affichent à plus de 30 millions d’euros, mais je pense qu’avec 8 millions on aurait des certitudes pour le maintien. Avec cette montée surprise les choses sont allées très vite. Nous avons dû nous professionnaliser avec la création de six contrats de travail même si les nombreux bénévoles continuent à jouer un rôle essentiel dans le fonctionnement du club. Nous sommes en discussion avec de nouveaux partenaires. Je tiens à remercier surtout les collectivités locales, l’Agglo, le Conseil départemental et la ville de Béziers qui ont été très réactives et nous ont toujours apporté leur soutien financier.

Il semble que le club ait du mal à trouver son public, avec des affluences moyennes au Stade de la Méditerranée ?

Nous avons connu des affluences de plus de quatre mille spectateurs en début de saison. Il faut se rendre à Toulouse ou à Montpellier pour pouvoir suivre des matchs professionnels, il a donc une place pour un grand club dans le secteur géographique qui va de Sète à Narbonne. Nous partons de loin, la place du foot avait quasiment disparu à Béziers. Nous menons une politique pour faire découvrir notre club au plus grand nombre, notamment en offrant de nombreuses places au milieu scolaire. Il faudrait aussi améliorer nos résultats sportifs, le public suit plus facilement une équipe qui gagne, nous l’avons vu l’année dernière avec de grosses affluences en fin de saison.

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