VISA 34 fait paraître une seconde revue

Ils ont remis le couvert. Après un premier document au printemps 2018 évoquant les choix budgétaires de la mairie en matière d’impôts, de politique sécuritaire et salariale, un numéro 2 vient de paraître. L’association VISA 34 (pour « Vigilance et initiatives syndicales antifascistes ») se consacre cette fois à la gestion municipale des écoles de la ville, et présente un bilan alarmant.

Joël Clérembaux (militant anti-fasciste), Daniel Kupferstein (Visa34), Didier Ribo (CGT santé social) et Mathilde Vidal (Sud Éducation), ont accepté de nous parler de ce numéro 2.

« On se souvient du fichage des écoliers en fonction de la consonance de leurs prénoms. On se rappelle les insultes de Robert Ménard envers un enseignant qui avait refusé de lui serrer la main, ou encore de la levée de boucliers des professeurs d’histoire contre son détournement de la figure de Jean Moulin. Ou bien de la blouse à l’école que seul le Cours Fayet (école fréquemment citée dans le journal municipal) a adopté » disent-ils.

L’association Visa a décortiqué la politique de Robert Ménard dans les écoles de la ville. Sitôt élu, il avait annoncé qu’il ferait de l’école « l’une de [ses] priorités ». Quatre ans et demi plus tard, « il ne s’est rien passé ou presque », résume Mathilde Vidal, enseignante au collège Paul Riquet.

L’école, parent pauvre de la politique municipale

Dès 2014, enseignants et syndicats avaient alerté le maire sur l’état « désastreux » (en termes de sécurité, d’hygiène, de vétusté et d’équipement) de beaucoup d’écoles. En 2018, pour VISA 34, tout porte à croire que la situation a empiré. Après l’effondrement du plafond de l’école Pellisson en mai dernier,  « de grands panneaux annonçant des travaux ont fleuri dès le lendemain », note la syndicaliste. Une rallonge éducative de 3 millions d’euros a même été votée lors du conseil municipal du 28 juin. Des décisions prises « dans l’urgence » qui font penser à du « rafistolage » une fois la municipalité au pied du mur. Selon Visa 34, une partie des 208 000 euros de travaux consentis cet été auraient déjà été mis à mal en raison des pluies. « Des toits d’écoles ont été réparés mais pas les fenêtres. »

Alors que les effectifs augmentent et que les salles de classe sont saturées y compris en éducation prioritaire, l’investissement est quasi inexistant. De 2015 à 2020, le budget prévisionnel des écoles plafonne à 4,6 millions d’euros dont 2,9 restent à réaliser.

Robert Ménard a pourtant trouvé des sources d’économies. Dès mai 2014, l’étude du matin a été supprimée, la participation aux activités périscolaires comme sous la précédente municipalité a été limitée aux seuls enfants dont les deux parents ont un emploi. Les transports scolaires pour les activités sportives ou culturelles ont été réduits. Certaines écoles ne disposent que d’un seul ordinateur réservé au travail administratif mais pas pour les élèves. Les tarifs des « coins jeux » ont été augmentés. Quant à la restauration scolaire, aucun investissement depuis 2014.

Le maire multiplie les économies « sur le dos des associations solidaires, des centres sociaux et des personnels municipaux, à l’exception des policiers dont le nombre a doublé », conclut Didier Ribo (CGT santé social).

Une pensée sur “VISA 34 fait paraître une seconde revue

  • 28 décembre 2018 à 16 h 53 min
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    Et ouiii malheureusement beaucoup d écoles ont été abandonnées par 19 ans de municipalité Couderc, précédente, reste encore à faire, beaucoup à faire encore …..et pas que les écoles, 3 mandats tout de même de monsieur Couderc…

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