Le Sport Boule: un sport qui allie physique et adresse

Dans le monde de la pétanque, il est coutume de dire que les joueurs même de très haut niveau ont des formes plus que la forme. Ainsi de très grands champions comme le Français Philippe Quintais ou le Belge Claudy Weibal arborent de superbes « cages à ragout ». L’un des instruments indispensables à la bonne pratique de la pétanque réside souvent dans le petit aimant qui au bout d’une corde permet de ramasser les boules sans avoir besoin à se baisser. La terre est basse dans notre midi chantait Fernand Sardou.

Dans le monde du Sport Boule, ce sont plutôt les baskets et le survêtement qui font partie des indispensables. Au-delà de l’aspect sportif le Sport Boule plus connu sous le nom de Boule Lyonnaise se distingue de la pétanque, sa petite fille, de bien des manières. Né au XVIIIème siècle à Lyon, le Sport Boule été officiellement codifié en 1927. La pétanque quant à elle, est un dérivé du jeu provençal, lui-même issu de la Boule Lyonnaise. Cette discipline s’est peu à peu éloignée de la Boule Lyonnaise. Un jour de 1907, un champion de jeu provençal décide de tracer un cercle et d’y rester au lieu de courir pour cause de rhumatisme, d’où son nom qui vient du provençal « pèd » pour pieds et de « tança » pour planté. La pétanque va ainsi devenir celle que l’on connait et pratique volontiers pendant les vacances affublé d’un ridicule bob « Paul Ricard ».

L’équipe masculine de Nationale 3

Les règles de la Boule Lyonnaise étant très précises, son terrain ou « cadre » est délimité en conséquence. Il mesure exactement 27,50 m de long et de 2,5 à 4 m de large. Il est divisé en trois zones principales, un rectangle central de 12,50 m  de long dans lequel le joueur fait rouler sa boule et à chaque extrémité deux autres espaces mesurant chacun 5 mètres, le premier où le joueur prend son élan pour lancer, le second où se trouve le but. Pour la Boule Lyonnaise comme pour la pétanque, le but du jeu est de placer le maximum de boules près du but. Les deux disciplines peuvent se jouer en tête en tête, doublettes, triplettes ou même quadrettes pour la boule lyonnaise.

Mais à côté des parties traditionnelles, il existe des épreuves sportives qui nécessitent d’être préparé physiquement. Les épreuves comme le tir progressif ou le tir rapide en double en sont les exemples représentatifs. L’objectif est de toucher un maximum de boules, placées de part et d’autre du terrain, pendant une durée de 5 minutes.  Il faut donc pour cela effectuer des courses fractionnées en aller-retour tout en réalisant des tirs. Une épreuve vraiment spectaculaire où les compétiteurs finissent au sens propre sur les rotules à la recherche d’une bouffée d’oxygène. A titre indicatif le record mondial actuel de tir progressif est de 51 touches sur 51 tentatives effectuées. Nous pourrions encore vous parler d’autres épreuves qui composent ce superbe sport mais le plus simple est de vous rendre au boulodrome Pierre de Coubertin pour soutenir les équipes locales qui disputent de nombreux championnats nationaux.

Interview Michèle Arvieu présidente de l’Entente Bouliste Biterroise
Michèle Arvieu, présidente de L’Entente Bouliste Biterroise

L’Agora du Biterrois : Etes-vous satisfaite des résultats sportifs du club cette année?

Michèle Arvieu: Cette saison a été exceptionnelle principalement avec le titre national obtenu par la quadrette composé de Claude Pégourie, Robert Rhanc, Josian Laguia, Serge Comes et Christian Pédréro

Notre équipe féminine dispute le championnat Elite 1 qui est la catégorie la plus difficile. Toujours côté féminin notre club a une équipe engagé dans le Super16 qui comme son nom l’indique est championnat composé des seize meilleures équipes nationales. Quant à l’équipe masculine, elle occupe une prometteuse première place dans le championnat de Nationale 3, cette année nous avons pu compter sur le retour de Jordy Joullié, ancien international junior. Les entraineurs  Serge Comes pour les garçons et Charly Gartias pour les filles sont satisfaits du parcours actuel de leurs équipes respectives.

Ce sport peut-il être pratiqué par n’importe qui?

On peut pratiquer ce sport comme un loisir, ce qui est le cas de beaucoup de nos adhérents mais il est vrai qu’à part les  parties traditionnelles, le sport boule est surtout  un sport physique qui nécessite un entrainement spécifique.

Votre sport ne souffre-t-il pas d’un déficit d’image?

C’est vrai que notre sport n’est pas très connu. A part quelques parties que l’on peut regarder sur certaines chaines sportives, le Sport Boule n’est pas très médiatisé. L’arrivée prochaine de notre discipline aux jeux olympiques offrira, je l’espère, une meilleure visibilité. Le club a également développé des ateliers découvertes dans les écoles du Biterrois afin de faire découvrir ce sport au plus jeunes.

Laurent Gomez

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