Un peu d’histoire : Jean Moulin, l’unificateur de la Résistance

Né à Béziers le 20 juin 1899, dans une famille aisée, Jean Moulin entre dans la carrière administrative. Sous le Front Populaire, il fait partie du cabinet de Pierre Cot, ministre de l’Air. Il jouera un grand rôle dans la livraison d’avions à l’Espagne Républicaine, en guerre contre les franquistes.

Plus jeune préfet de France en 1937, il est nommé en Aveyron. Lorsque la guerre éclate, il est à Chartres préfet d’Eure-et-Loir. En juin 1940, il mène ce qu’il appelle « son premier combat » : il refuse de signer une déclaration imposée par un officier allemand ; menacé, il tente de se taillader la gorge.

Révoqué par le Gouvernement de Vichy, il noue des contacts avec des mouvements de résistance en formation : Combat et Libération Nord.

Il se rallie au Général de Gaulle et gagne Londres. Le Général le charge de coordonner les groupements de résistance de la zone Sud. Ses qualités, son énergie et sa farouche résolution l’imposent entre tous les volontaires de la France libre pour les missions les plus importantes et les plus périlleuses. Dans la nuit du 31 décembre 1941, il est parachuté dans la région de Salon-de-Provence. En février 1943, le Général lui confie la mission de constituer une Armée Secrète. Il s’attache à réaliser dans la Résistance la plus large union nationale et fonde en mai 1943 le Conseil National de la Résistance qu’il préside.

Sans doute trahi, il est arrêté par la Gestapo dans les banlieues lyonnaises, le 21 juin 1943. Torturé à mort, probablement des mains de Klaus Barbie, il meurt le 9 juillet 1943 au cours de son trajet en Allemagne.

La dépouille de ce grand serviteur de l’Etat, qui a fait passer son sens du devoir avant sa propre vie, est déposée au Panthéon depuis 1964.

Antoine Stark

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