Robert Sans : « Les chasseurs sont les vrais écolos »

INTERVIEW

A quelques jours de l’ouverture de la chasse l’Agora du Biterrois est allée à la rencontre de Robert Sans, président emblématique du syndicat de chasse de Boujan sur Libron et président de la commission « Gestion du petit gibier » au sein de la Fédération Départementale des Chasseurs.

L’Agora du Biterrois: Cette saison s’ouvre sous les meilleurs auspices avec le cadeau du Président fait aux chasseurs. Le prix de la cotisation annuelle pour le permis de chasse national a été divisé par deux passant de 400 à 200 euros, le Président des chasseurs reçu le 27 aout à l’Elysée. Comment expliquez- vous cette attention soudaine envers les chasseurs ?

Robert Sans : Au-delà de cette mesure qui ne touche que les détenteurs du permis national soit à peine 10 % des chasseurs, je crois que le Président a compris l’importance des chasseurs dans l’entretien des milieux naturels et la régulation des espèces trop invasives. Le gouvernement compte mener une gestion adaptative des espèces chassables. Face à Nicolas Hulot, nous avons obtenu des arbitrages favorables : par exemple, nous pouvons continuer à piéger les fouines et les renards qui, en surpopulation, peuvent être vecteur de maladies y compris pour l’homme.

Les sangliers représentent-il un problème sur votre territoire de chasse ?

Le sanglier est présent en nombre depuis une vingtaine d’années. Avant, nous n’avions à faire qu’à quelques individus plus ou moins isolés. Nous rencontrons maintenant des hardes constituées d’une quinzaine d’animaux. Nous organisons une quinzaine de battues par an. En grand nombre le sanglier n’a pas sa place sur notre territoire composé principalement de la plaine du Libron. Nos efforts se portent également sur d’autres espèces notamment le petit gibier. Nous essayons de maintenir une certaine biodiversité.

Quelles sont les actions du Syndicat en faveur du respect cette biodiversité ?

Elles sont multiples : tout d’abord nous faisons beaucoup d’efforts pour assurer les conditions idéales au développement des populations de gibier. Cela passe par exemple par l’alimentation régulière de nombreux points d’eau en période sèche. Nous ensemençons également plus de cinq hectares avec de la luzerne ou de la fétuque élevée pour la perdrix. Pour maintenir certaines espèces comme le faisan, nous réalisons des lâchers de couples reproducteurs. Vous voyez : nous sommes les seuls vrais écologistes !

Laurent Gomez

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