ASBH, déjà à la croisée des chemins ?

C’est  en compagnie de Maxime Gil, le secrétaire  de la dynamique association « Rugbiterre »  que nous avons choisi de faire un petit retour sur ce début de championnat après quatre journées. Mais avant, une petite présentation de cette association qui a fêté ses dix ans le 22 août  dernier, s’impose.

Rebondir après le choc de la descente en Fédérale !

Alors que  l’impensable se produit, le mythique club  se retrouvant rétrogradé en Fédérale 1 à l’issue de la saison 2008/2009 , un trio d’amis Sébastien Arnault (l’actuel président de l’association), Eric Verlet et Cécile Faixa, qui  s’était déjà fait connaître en animant le forum de discussions « larévolte.com », décide de créer  « Rugbiterre ». Devant la défiance des Biterrois  vis-à-vis du club, l’association décide de prendre en main l’activité supporters en organisant des animations au stade et les déplacements. Le pari est gagné puisque lors de la deuxième saison en Fédérale, tous les déplacements sont effectués partout en France, avec en point d’orgue les cinq bus affrétés pour la fameuse demi-finale retour à Saint-Vincent de Tyrosse.

Aujourd’hui, forte de près de 700 membres, l’association est devenue incontournable et l’interlocuteur privilégié du club : « Nous avons de supers relations avec les dirigeants, le club est vraiment attentif à nos besoins et nous fait confiance depuis des années, comme la saison dernière Lorsque l’organisation du déplacement en barrage à Mont-de-Marsan nous a été confiée ». La vente de produits dérivés comme les écharpes ou les polos vintages reproduisant les maillots portés lors des finales de 1971 et de 1972 servent  à alimenter  «l’aficion » avec la fabrication de superbes tifos géants (300 m2) ou la distribution de plusieurs centaines de drapeaux entre autres. Des activités menées grâce à des dizaines de bénévoles qui ont fait de l’association la plus importante de ProD2, et la quatrième en France dans le monde ovale.

Quatre matchs pour clarifier les objectifs…

A l’heure d’aborder le bilan du début de saison Maxime se montre moins souriant. Les deux premières victoires à domiciles, même obtenues difficilement contre Soyaux-Angoulême et Massy, permettaient d’envisager les deux déplacements à venir avec sérénité. Pourtant à Mont-de-Marsan comme à Brive, les Biterrois n’ont jamais été en mesure d’espérer même  un point de bonus défensif, principalement à cause de leur indiscipline (4 cartons jaunes et un rouge lors les deux derniers matchs). Pour Maxime au-delà de la sévérité des dernières défaites, Béziers possède toujours de solides bases : « On a un paquet d’avant assez solide avec beaucoup de joueurs issus du Centre de formation (Reda Wardi, Zakaria El Fakir, Quentin Samaran, Dorian Marcopena…). Ca, c’est le point positif ! »

Avec les recrutements de Pierre Bérard (ex Castres) et Benjamin Lapeyre (ex Brive) ou encore Jérôme Porical, les lignes arrières ont fière allure, au moins sur le papier. La principale inquiétude vient de la charnière tant Sam Katz et surtout  Charly Trussardi se sont montrés lents et peu inspirés, le duo d’entraineur préférant les changer à la mi-temps du match à Brive. Véritable clé du succès biterrois la saison dernière, l’animation offensive repart presque de zéro (seul Suchier a été conservé) et doit trouver ses repères. Pour le  secrétaire de l’association Rugbiterre, le prochain bloc de quatre matches (réceptions de Montauban et Oyonnax, déplacement à Carcassonne et Colomiers) permettra de clarifier les objectifs du club qui se voulaient hauts en début de saison.

Laurent Gomez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *